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 Shrek 3

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Kira
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Date d'inscription : 02/12/2007
Localisation : Paris

MessageSujet: Shrek 3   Dim 9 Déc 2007 - 5:05

Titre original : : Shrek the Third

Titre français : Shrek le troisième

Titre québécois : Shrek Trois



Dates de sorties :
13 juin 2007


Avec les voix de :
Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz, Antonio Banderas, John Cleese, Rupert Everett, Justin Timberlake, Maya Rudolph, Julie Andrews, Ian McShane, Amy Poehler, Eric Idle, Cheri Oteri, John Krasinski, Seth Rogen, Conrad Vernon

Synopsis :
L'ogre Shrek n'avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C'est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S'il n'arrive pas à dénicher illico un roi avec l'aide de ses fidèles compagnons, l'Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis !
À moins qu'Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l'étoffe d'un roi ?


Caractéristiques du film : Animation 3D

Réalisé par : Chris Miller & Raman Huin

Musique de : Harry Gregson Williams

Durée du film : 1 heure minutes


Images du film :








Critique :

SHREK est un cas à part dans le cinéma d'animation, et ce depuis le premier volet de cette trilogie en instance de venir une tétralogie (et plus encore si on regarde seulement les chiffres de plus en plus astronomiques de par le monde). Parce que c'est l'un des premiers en 2001 à avoir osé parodier toutes les règles très strictes du conte et du film d'animation avec son héros pétomane et laid, son héroïne de plus en plus masculine pour finir elle aussi ogresse, ses personnages secondaires croustillants et ses moqueries des figures éternelles de Disney (de ROBIN DES BOIS aux princesses), SHREK est devenu instantanément culte et n'a rien perdu de son charme, si ce n'est avec la venue d'un second épisode encore plus délirant, intitulé sobrement SHREK 2. Un épisode qui était surtout important pour montrer non seulement l''évolution d'un pauvre ogre des marais jusqu'à la cour du roi, mais aussi la création de toute une mythologie avec l'arrivée de personnages encore plus sévères (Charmant et sa mère la Bonne Fée) et d'un monde parodiant ouvertement la mode actuelle et la consommation des américains, avec tout un tas de références péjoratives parsemées dans le métrage. Un deuxième opus encore meilleur qui aurait pu donner l'apothéose avec le potentiel de SHREK LE TROISIEME, qui s'inspire des légendes de héros plus importantes que les contes de fées toujours aussi présents, mais aussi des romans épiques et de la chevalerie médiévale. Du moins, c'est ce qu'on voyait sur le papier jusqu'aux premières images du film qui en montraient trop sur les intentions purement commerciales du film, beaucoup moins drôle à raconter que les précédents. Et c'est en effet le cas: SHREK LE TROISIEME est une déception dans la mesure où il est beaucoup moins travaillé que les deux premiers, et qu'il s'inscrit dans la pure optique des filons qui s'exploitent jusqu'à la moelle. Comme la saga SAW qui n'en finit plus, on se demande jusqu'où SHREK va bien pouvoir aller. Du moins, jusqu'au DreamWorks pourra imaginer les aventures d'un ogre verdâtre qui pète et rote avec un âne bavard et un chat intrépide.

Au pays de Far Far Away, Shrek et Fiona s'apprêtent à repartir vers leur bon vieux marais jusqu'à ce que le Roi Harold meurt sur son nénuphar en désignant l'ogre comme son digne successeur. Refusant de devenir roi, et apprenant par la même occasion qu'il va être père de plusieurs petits ogres agités, Shrek se lance alors avec ses compagnons à la recherche d'Arthur, l'autre descendant qui pourrait devenir le nouveau roi. Alors qu'il se trouve avec un adolescent mal dans sa peau loin de chez lui, Shrek ne sait pas qu'au château, Charmant et ses amis bad-guys se préparent à une invasion pour récupérer leur happy-end tant attendu durant des années.

Sur le papier, SHREK LE TROISIEME a tout pour devenir la grande fresque tant attendue, là où le premier volet était une "longue" introduction aux personnages, et là où le second posait les bases de la royauté et des imprévus crée par le couple improbable entre Fiona devenue ogresse et Shrek, toujours aussi vulgaire, mais qui tente d'avoir l'accord de la famille royale pour épouser leur fille. Il fallait donc cette fois une vraie bonne idée, quelque chose qui pouvait réellement donner envie de se bouger les fesses pour revoir nos personnages pas forcément indispensables, mais surtout pour découvrir d'autres horizons attendues. En cela, le début du film représente parfaitement le potentiel de l'oeuvre, que ce soit d'un point de vue comique ou scénaristique. D'un côté, nous avons Charmant, qui erre de bar en bar pour tenter de convaincre son peuple qu'il est le réel hériter du trône, en vain. Il trouve alors une idée géniale: convoquer tout les grands méchants des contes de notre enfance pour faire un coup d'état et obtenir la couronne royale tant convoitée auparavant. Une idée plutôt originale qui donne l'occasion de revenir au bar où nous avions pu voir une sacrée bande de sacripants assis entre le comptoir et le piano: Crochet et son âme de Mozart, quelques arbres ennemis de Sylvebarbe, les belles-mères qui s'éclatent au billard, Geppeto mécontent de sa marionnette, quelques sorcières bien laides, ou encore le cavalier en tête de SLEEPY HOLLOW.

Cependant, les ambitions sont déjà moins impressionnantes sur cette intrigue: aucun grand nouveau personnage, puisque Charmant est déjà bien connu du public, et qu'on a déjà aperçu les autres dans SHREK 2. Parallèlement à cela, au milieu de Far Far Away et son univers mondain moins référentiel donc moins croustillant (une boîte Foot Locker pour cercueil brille parmi la banalité des magasins), le roi Harold se meurt dans une séquence qui reste immédiatement comme la plus grande séquence du film, comme tout le monde semble l'accorder, dont moi bien entendu. Une scène d'une pure inventivité et qui ne fait jamais dans le léger, toujours dans la démesure et l'exagération. C'est d'ailleurs ce qu'on pense au départ de la quête offerte à Shrek, qui a du mal à s'habituer en tant que nouvel héritier (il explose des bateaux à coup de bouteille de champagne, il crée un massacre total lors d'une réception): il doit aller chercher Artie, nouveau surnom de ce cher futur roi Arthur, transformé en jeune cabot incapable de gouverner un royaume vu son âge encore bien bas et son immaturité. Un nouvel héros de SHREK en somme ! Seulement, très vite, on se rend compte qu les aventures de Shrek tourneront autour de la même chose, et iront surtout tellement vite qu'on a l'impression de voir quelque chose de totalement vain et d'inutile, voir de peu original. La faute peut-être à un univers moins "pompé" qui montre ses limites lorsqu'il nage en eaux troubles, notamment lors des scènes d'émotion totalement déplacées entre Shrek et Arthur. Les quelques curiosités du film qui provoquent l'hilarité sont celles qui touchent aux figures connus et aux poncifs, et sont plutôt peu présentes dans le voyage de Shrek: une parodie hilarante de campus américain où Lancelot joue le sportif de service agaçant, une reprise du personnage de Merlin encore plus vulgaire et outrageant que chez Disney (et il était déjà culte là-bas), et surtout le rêve de Shrek façon ROSEMARY'S BABY et LES MONSTRES SONT VIVANTS (le bijou B de Larry Cohen) où les petits ogres font tout et n'importe quoi en sortant de leurs landaus. Seulement, cela ne suffit pas à relever le peu d'intérêt que l'on porte aux héros et aux compagnons, qui après la transformation dans l'épisode précédent, ne sont que l'ombre d'eux-même: les gaffes de l'Âne et de Potté concernant le boulot de roi, le changement inattendu entre eux qui sert de simple blagounette le temps de 2 combats au cours du film (avant une farce finale façon Merlin bien vu), le retour à Far Far Away et la fin un peu plus niaise que d'habitude, qui prône encore une fois l'acceptation de soi...Heureusement qu'il y a un épilogue sacrément chaleureux et réjouissant, qui laisse espérer le meilleur pour SHREK 4. Il ne pourra en tout cas pas autant tourner en rond que celui-là, du moins autour de Shrek.

Car s'il y a bien une qualité indéniable au récit et aux idées des scénaristes, c'est l'effort fait pour traiter du coup d'état de Charmant et des méchants en quête de bonheur (Crochet qui prend un petit garçon pour Peter, c'est culte), et surtout de la réaction de Fiona et des personnages secondaires toujours sous-exploités, mais toujours aussi impressionnants dans leurs scènes. D'un côté de la rébellion, nous avons donc les princesses, sont des pimbêches inutiles qui reprendront les armes façon KILL BILL, sans la musique sublime de Tarantino reprises à toutes les sauces (même dans le trailer du film). Entre une Rapunzel aussi traître que chauve, une Cendrillon qui attend dans son coin en faisant le ménage, une Belle au bois dormant hilarante de stupidité, et une Blanche-Neige qui ne trouve rien de mieux que d'offrir un nain à Fiona pour s'occuper de ses enfants, on assiste à un spectacle de crétinerie assumée et rafraîchissant, d'autant plus que la stupidité de Charmant et de ses gardes (les arbres qui philosophent sur leur état de monstre à branches dans le final) rajoute un peu plus de second degré à l'intrigue. Une intrigue qui verra les rôles inversés lorsque les princesses vont se rebeller avec les dons qu'on leur a donné dans leurs versions Disney respectives: lancer de chaussure en verre, chants attirant tout les animaux de la forêt qui deviennent dangereux, coups de têtes destructeurs, sommeil renversant les gardes et autres petites trésoreries qui donnent un réel rythme à cette sous-intrigue beaucoup plus intéressante que celle de Shrek. Mais c'est sans compter l'aider de tout nos personnages préférés, pas seulement les blagueurs aux côtés de Shrek, mais bel et bien les petites bestioles si amusantes: les trois cochons allemands gagnent une repartie destructrice, les souris aveugles sont toujours aussi aveugles, le grand méchant loup traîne dans le château habillée en mère grand et se plaignant de sa grande voix, Pinnochio se réserve une joute verbale jouissive avec Charmant où il détourne les questions comme personne, mais le must reste ce flash-back totalement incroyable où Pain d'Epice se remémore tout les meilleurs moments de sa vie, de sa création jusqu'à la torture de Lord Farquad. Que de jolis moments bien plus drôles que le discours final d'Arthur ou que quelques vannes lourdingues sur Potté ou l'Âne, qui avait tout le potentiel pour devenir le père déjanté des enfants mi-ânes mi-dragons qu'il vient d'avoir. Dommage !

Par contre, grande nouveauté dans l'univers Shrek: l'omniprésence de guest-star de luxes qui apportent bien plus qu'un simple nom au générique. Bien entendu, le trio infernal est toujours réuni: Mike Myers a son accent bizarre et amusant du début jusqu'à la fin (on est loin de Chabat quand même...), Cameron Diaz est délirante mais peut être pas assez pour emporter le lot, et Eddie Murphy assure toujours son lot de chansons et de blagues malgré sa grosse tête de DREAMGIRLS (faut pas: le film est une merde). Les ajouts de SHREK 2 aussi, on est donc entourés de guests reconnaissables aisément qui s'approprient leurs textes avec aisance: Antonio Banderas est le Chat Potté avec une classe encore meilleure (la scène où on voit toutes ses conquêtes avancées est hilarante), Rupert Evertt est un Charmant plus agaçant encore (qui se prend de sacrés taules au cours du film il faut bien le dire), John Cleese dit au revoir à son personnage dans LA scène à ne pas manquer, Larry King dans l'hilarant rôle de Doris (la princesse masculine) & Julie Andrews est un peu plus intéressante que la simple mère qui donne plein de conseils. Parmi les nouveautés, quelques choix intéressants: Justin Timberlake plutôt convaincant en tant que doubleur capable de pleurer sur commande (c'est moins bien que ses rôles géniaux dans ALPHA DOG et BLACK SNAKE MOAN), Seth Rogen (40 ANS TOUJOURS PUCEAU, KNOCKED UP) en commandant de bateau légèrement boulet, le grand Eric Idle (ex-Monty Python of course) et son Merlin déjà dans les annales, John Krasinski (THE OFFICE) en Lancelot prétentieux, le ténébreux Ian McShane (SCOOP) en Capitaine Crochet sur le retour. Mais c'est surtout les performances vocales des princesses venues du Saturday Night Live qui donnent un peu plus de nuance à l'ensemble: Cheri Oteri (DUMB & DUMBERER), Amy Poehler (BLADES OF GLORY), la déjanté Maya Rudolph (IDIOCRACY, DUPLEX) et Amy Sedaris (SCHOOL OF ROCK). Une belle brochette de femmes bien dans leurs peaux en somme, qui transforment les princesses niaises en personnages irrésistibles. Qui aurait pu s'en douter ?

SHREK LE TROISIEME est une déception en soi, étant donné que la quête déjà décevante par rapport au reste (on va chercher Arthur et on le ramène vite fait bien fait) est l'occasion pour ressortir les bonnes vieilles leçons morales, pour remettre un peu de Shrek dans quelques stéréotypes sur l'Amérique (surtout la jeunesse et l'acceptation, bien qu'il s'agisse ici de celle d'un homme et non plus d'un ogre), mais arrive à décrocher quelques rires grâce à la présence de vrais comiques qui ont un vrais ens de la repartie derrière le micro. Cela s'en ressent: certains dialogues atteignent des sommets, sans compter Pinnochio et le petit pain d'épice, deux des meilleurs personnages jamais parodiés. Cette leçon servira peut-être de base pour SHREK 4, qui pourrait très bien être la reconquête du public adulte et cinéphile. Ou peut-être pas: le film bat des records tel quel.
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