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 Batman Begins

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Kira
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Messages : 232
Date d'inscription : 02/12/2007
Localisation : Paris

MessageSujet: Batman Begins   Dim 9 Déc 2007 - 23:35

Titre original: Batman Begins

Titre français: Batman Begins



Date de Sortie:
15 Juin 2005 (Fr)


Avec:
Christian Bale, Michael Caine, Gary Oldman, Katie Holmes, Cillian Murphy, Liam Neeson

Synopsis:
Comment un homme seul peut-il changer le monde ? Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis cette nuit tragique où ses parents furent abattus sous ses yeux, dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde. Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l'injustice.


Réalisé par Christopher Nolan

Compositeur: Hans Zimmer et James Newton Howard

Durée: 2 heures et 19 minutes


Dernière édition par le Dim 9 Déc 2007 - 23:38, édité 1 fois
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Kira
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MessageSujet: Re: Batman Begins   Dim 9 Déc 2007 - 23:36

Ma Critique:

Lorsque Warner et DC Comics décident de contrer l'attaque massive de Marvel associés à de nombreuses maisons de production comme la Fox ou Columbia et ayant faits des cartons avec X-MEN et SPIDERMAN, leur choix se portent sur un super-héros qui semblaient morts et enterrés depuis 1998: Batman, le Dark Night protecteur de Gotham. Il faut dire que la saga Batman n'a pas été de tout repos depuis le premier film signé Burton, qui s'est totalement éloigné des comics pour en faire un film plus personnel. Les fans se réjouissent alors devant BATMAN LE DEFI, qui constitue une sorte de récit noir faisant la part belle entre l'esprit du cinéaste si dérangé et les véritables aventures de la chauve-souris. Et puis, Joel Schumacher est arrivé à la barre. Même si l'esprit déjanté et particulièrement kitsch va plutôt bien à BATMAN FOREVER, le ratage de BATMAN & ROBIN a coulé la franchise dans un n'importe quoi total. La franchise s'arrête net au cinéma. Et les projets disparaissent des studios. Puis arrive quelques comics qui remettent le mythe à jour, comme les libres aventures créent par Frank Miller, retraçant soit la naissance de Batman, soit justement sa fin. Rien de tel qu'un gros buzz pour ressortir le mythe des cartons: les réalisateurs se succèdent au poste (de Schumacher une nouvelle fois à David Fincher), tout comme les acteurs principaux (allant jusqu'à des choix ridicules, comme Ashton Kutcher ou David Duchony), et le scénario est sans cesse remanier.
Puis arrive le messie, en quelque sorte: David S. Goyer, scénariste de THE CROW, DARK CITY et BLADE. Essuyant la production épuisante du minable BLADE TRINITY, il signe un script qui revisite entièrement le mythe pour en faire une sorte de préquelle, mais pas seulement. Il fait en sorte à ce que le film soit le départ d'une toute nouvelle saga, pour revisiter un univers qu'il apprécie particulièrement. Et un univers qui tombe dans les mains du génial Christopher Nolan, cinéaste très côté depuis seulement 2 succès. Le nom de l'acteur tombe aussi, ce sera Christian Bale. Le film peut enfin sortir sur nos écrans, et on peut enfin revoir un excellent film de super héros, beaucoup plus décalé que la moyenne.

L'univers de Batman a donc été totalement mise à jour et réinventé, permettant ainsi au spectateur de reprendre à zéro et de découvrir finalement pour la première fois le vrai Dark Knight et son évolution au sein de Gotham City. Malheureusement, le film déçoit très vite avant d'étonner à nouveau. La première scène constitue en elle une déception étant donné que Nolan utilise un style qui lui est propre, à savoir des flash-back et rêves insérés dans le série de manière totalement naturelle (méthode dont MEMENTO reste l'apogée). Sauf que depuis, cette technique a été maintes fois utilisée, et voir une scène d'introduction montrant un Bruce se relevant d'un cauchemar dans une prison désenchante sur le côté noir et innovant du film. Puis, c'est surtout le rythme des 20 premières minutes qui choque le plus. Beaucoup trop rapide, le récit ne prend son envol seulement lorsque un long et magnifique retour en arrière s'impose. Tout va très vite auparavant, et les dialogues sont très creux et sonnent dans le vide: Bruce rencontre Henry Ducar, envoyé par Ra's As Ghul, et le tout se forme sur un ton beaucoup trop rapide pour que l'on puisse s'y attacher. Bruce s'échappe de la prison, rejoint l'entraînement de ce grand maître aux origines mystérieuses, et Ducard plonge une nouvelle fois notre héros dans un cauchemar qui revisite en faites toute son enfance. On évolue donc dans un univers dépassés, avec un métro donnant sur la tour Wayne, une population chaleureuse en apparence, et une vie de prince. Tout jusqu'à ce que le premier déclic intervient, et donne un coup de fouet au récit: le meurtre des parents de Bruce dans une petites ruelles, particulièrement graphique à ce stade du film. Le spectateur se réveille quelque peu pour voir la fin de l'entraînement de Bruce qui se conclue par un combat entre les armées de Ducard et Bruce, ayant décidé de rendre justice lui-même. La vengeance pure et dure du personnage se transforme en une rancœur dégoûtante, ce que le gros retour en arrière du film montrera: Bruce devient idiot à la suite de cette mort, ignore son entourage et son majordome, et veut rendre des comptes lui-même à l'agresseur de ses parents. Seulement, un homme l'abat avant, et c'est à cause de cela que le personnage de Bruce s'enfonce dans une sorte d'antipathie envers le spectateur. Une chose qui entraînera le revirement de point de vue lorsqu'il rentre à Gotham pour finalement explosé en tant que protecteur de la ville. Le retour en arrière nous laisse sur la chute d'un homme, trop occupé à se venger plutôt qu'à reconstruire sa vie, et on le retrouve dans le présent à son retour en terre ferme. Le film prend alors un autre tournant et devient enfin beaucoup plus intéressant, contrairement aux premières minutes bâclées.

Le rêve de Bruce est vite une désillusion lorsqu'il s'aperçoit que Gotham n'a pas besoin d'un homme riche en plus, mais d'un héros. Le récit prend une tournure habituelle mais toujours aussi efficace, qui constitue en faites la naissance du mythe. La naissance de Batman. Et la préparation de Bruce est un régal sans nom, étant donné que l'on peut déceler une partie de renouvellement ancrée dans une sorte d'hommage aux films précédents et à Batman en lui-même. Contactant maintes fois Lucius Fox, un génie travaillant dans des locaux inconnus du reste de la tour Wayne, on le voit ainsi commencer à prendre son envol en tant qu'homme et que symbole: il commande une combinaison et la teint en noir, essaye une énorme voiture qui deviendra sa Batmobile (qui aborde un look destructeur magnifique), et fait petit à petit avancer la production de son entreprise, notamment la construction d'une salle secrète dans une grotte particulièrement oppressante. Face à cela, l'histoire se met petit à petit en place, mais on sent au départ qu'elle n'intéresse pas Nolan étant donné que c'est la rencontre entre le super héros et cette intrigue qui va donner lieu à un grand revirement de style. Il pose ainsi les bases de son histoire: le grand mafioso Falcone fait suivre des cargaisons étranges à un médecin véreux, Crane, qui permet ainsi aux hommes de main de Falcone de se diriger vers son hôpital psychiatrique (recentré ici au centre de Gotham) et de ne pas se faire arrêter. Face à ces histoires douloureuses, on découvre aussi Rachel, l'amie d'enfance de Bruce devenue avocate suspicieuse, et surtout le lieutenant Gordon, personnage très symbolique dans le comics ou le dessin animé culte.

Mais l'intrigue intéresse le cinéaste au plus haut point car cela lui permet d'exploiter merveilleusement bien l'idée du cauchemar perpétuelle et des phobies réalisés. En effet, derrière le visage angélique de Crane se cache bien évidemment l'Epouvantail, qui a lui aussi été remis au goût du jour pour rendre le récit encore plus oppressant aux yeux du spectateur. Et grâce à des scènes de cauchemars éprouvantes et stupéfiantes, il arrive à faire peur rien qu'avec un masque en lambeaux qui s'animent dans des cauchemars éveillés des pauvres victimes de son gaz. Au fur et à mesure, Batman va ainsi comprendre le but de Crane, et va même l'affronter et découvrir trop tard les effets du gaz, avec pour première victime Rachel. S'ensuit une course poursuite jouissive à souhait (mais qui manque de pêche au niveau de la musique tout de même), croisement entre Michael Bay (pour la destruction massive) et FRENCH CONNECTION (pour la nervosité et le réalisme). Une scène qui fera comprendre que même si Nolan se plie à faire un blockbuster, il le fait avec style. Et le final apocalyptique permet ainsi de monter d'un cran au dessus: deux histoires horribles s'affrontent parallèlement. D'un côté, Ducard est revenu d'entre les morts (avec une explication stupide) pour aboutir à son véritable piège (exploser la tour Wayne afin de mettre Gotham sous une vague de terreur inouïe), tandis que de l'autre, Crane a réussi à faire échapper tout les habitants de l'asile psychiatrique en plein quartier pauvre de la ville. Et c'est là qu'on perçoit réellement la noirceur du film présente tout au long de l'univers grâce à une photographie lugubre à souhait. En effet, les scènes de phobies massives deviennent des moments de terreurs fascinantes, surtout lorsque Batman surplombe une rue et que les malades le perçoivent comme un démon survolant l'enfer. Et c'est là toute la richesse de ce BATMAN BEGINS: faire de Batman non pas une icône grand guignolesque, mais un héros prêt à tout pour sauver les innocents. Ce qui implique des interrogations musclées et des méthodes incorrectes.
Et cette ambiance ne s'améliore qu'en demi-teinte à la fin du film: Bruce marche sur son manoir brûlée, la fille de ses rêves à ses côtés. Celle-ci lui adresse un baiser plus amical que passionnée, et leur historie reste en points de suspensions. Bruce sait qu'il devra faire des choix au cours de ses prochaines aventures, et celles-ci se profilent lors d'une dernière conversation géniale entre Gordon et Batman. Ces deux compères discutent d'un nouveau méchant en ville, le Joker, ni plus ni moins. Et c'est là que l'intelligence de Goyer et Nolan au script apparaît clairement: en plus d'avoir glisse une sorte d'hommage au film de Burton, ils ont pris de le parti pris de situés clairement le film dans la mythologie Batman et d'annoncer que le prochain film sera l'affrontement remanié entre le bad-guy le plus déjanté de tout le comics, et le plus reconnu. Puis le héros prend son envol, au rythme du thème parfaitement composé par Hans Zimmer et James Newton Howard (qui n'ont pas fait un score parfait, mais qui reste étonnant sur quelques morceaux).

Devant la caméra à la fois nerveuse et particulièrement classe du cinéaste (qui avait déjà utilisé une technique semblable dans le déroutant INSOMNIA), on assiste à une alchimie parfaite entre tout les acteurs parfaits et reconnus, dans la peau de personnages secondaires ou même en arrière plan dans le récit. En premier lieu, Christian Bale dépasse de loin les autres interprètes avec un jeu parfait, déjà décelable dans AMERICAN PSYCHO et THE MACHINIST. A la fois sarcastique et détestable en Bruce Wayne, et révolté en Batman, il surpasse les autres grâce à un jeu ni trop forcé (façon Clooney) ni trop inexpressif (façon Keaton), et fait bouger Batman comme un fauve dans la nuit, et non pas comme un robot excentrique qui lance des répliques minables. Et c'est bel et bien son changement de voix qui assure à l'interprète d'être dans toutes les suites possible. Contrairement à d'autres acteurs ou d'autre super héros qui ne changent pas d'un pouce (comment peut-on ne pas reconnaître Clark Kent derrière Superman ?), son costume et cette notion de voix grave renvoyant une nouvelle fois au démon et non pas au saint apporte au rôle une nouvelle matière, et une chose nouvelle qui fait comprendre qu'on ne peut reconnaître une once de Wayne derrière le costume parfait de Batman. Face à lui, Katie Holmes ne fait strictement rien et apporte un gros morceau de niaiserie à ses scènes, qui tombent pratiquement toutes à plat. On pensait l'actrice mal utilisée, mais est-elle vraiment bonne ou simplement mauvaise ? Ce film se dirige plutôt vers la deuxième solution. Pour se tourner vers un casting parfait, il faut d'abord regarder les seconds rôles du côté de Bruce, qui apportent essentiellement un côté détendu et hilarant au film, à savoir le génial Morgan Freeman et l'impérial Michael Caine, tout deux excellents dans les rôles de Fox et Alfred. Même remarque pour l'interprétation de Gary Oldman, méconnaissable en Gordon.
Côté bad-guys, le film trouve le ton juste, mis à part un léger bémol du côté de Liam Neeson. On en vient à se demander si l'acteur n'a pas le même jeu et le même rôle depuis LA MENACE FANTOME, puisqu'il interprète encore un mentor pour le héros, au ton très décontracté et aux dialogues (trop) métaphoriques. Un rôle qu'il a tenu aussi dans KINGDOM OF HEAVEN de Ridley Scott. Mise à part lui, c'est Cillian Murphy qui attire l'œil, tout simplement glaçant dans ce premier gros rôle de bad-guy (en attendent SUNSHINE de Danny Boyle). Quelques rôles plus loin, on peut noter la présence de Tom Wilkinson en parrain agaçant, Ken Watanabe (LE DERNIER SAMOURAI) dans le petit rôle de Ra's As Ghul, Rutger Hauer (SIN CITY pour ne citer que lui) en patron antipathique à souhait et le délirant Mark Boone Junior (second rôle dans un paquet de film, dont ANIMAL FACTORY, MEMENTO et LONESOME JIM) en policier balourd qui possède la scène d'interrogation la plus surprenante qui soit.
BATMAN BEGINS est donc le genre de blockbuster très mature, noire qui divertit les spectateurs les plus endormis et fascine les fans du film à chaque vision (hein Gabnec !). Pour moi, il reste un des meilleurs films de super-héros, qui pêche malheureusement par des défauts vraiment visibles à force de voir et revoir le film. Mais la magie de Nolan opère toujours lorsque l'on revoit une nouvelle fois cette image si belle de Batman, posé sur le coin d'un immeuble sous la pluie, observant un Gotham devenu enfer. Vivement la suite !
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